SensCyber : pour tout savoir sur les risques numériques et la cybersécurité

SensCyber : pour tout savoir sur les risques numériques et la cybersécurité

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l’Afoc 35 et la MCE – Centre Technique Régional de la Consommation de Bretagne

Aujourd’hui, presque tous les Français ont déjà été confrontés à une cybermenace : hameçonnage, virus ou faux supports techniques par exemple. Et le phénomène ne fait qu’empirer. Avec une augmentation de plus de 40 % des cyberattaques en cinq ans, la cybersécurité devient un enjeu crucial, autant pour les particuliers que pour les entreprises. Pour mieux comprendre les risques et savoir comment s’en protéger, donnons la parole à Christine Hauchecorne de l’association force ouvrière des consommateurs d’Ille-et-Vilaine.

SensCyber, un programme de sensibilisation à la cybersécurité

La cybersécurité ne repose pas uniquement sur des outils techniques. Le facteur humain joue un rôle central. C’est pour cela qu’a été lancé SensCyber, un programme gratuit de sensibilisation dont l’objectif est d’adopter les bons réflexes pour se protéger. Pour cela, il suffit de se créer un compte sur la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr. On obtient alors un accès illimité aux trois modules du programme, permettant de comprendre les risques, de s’approprier les bonnes pratiques dans nos usages quotidiens, et de savoir à qui s’adresser en cas de cyberattaque.

Et ces réflexes sont indispensables. Car les conséquences d’une attaque sont bien réelles : pertes financières, vol de données, voire atteinte à la sécurité nationale. Et parmi les menaces les plus fréquentes, l’hameçonnage, ou phishing, reste en tête.

Un conseil simple : soyez vigilants aux emails suspects. Une adresse étrange, des fautes, un ton alarmant ou une promesse trop belle pour être vraie ? Ne cliquez pas. Vérifiez toujours l’expéditeur. Même si le message semble venir d’un service connu, cela peut être une arnaque.

La cybersécurité est l’affaire de tous. En restant informé et en adoptant les bons gestes, chacun peut contribuer à limiter les risques. Rendez-vous sur SensCyber pour tester vos réflexes numériques.e portail de signalement mis en place par l’Anses. Une photo ou un spécimen est nécessaire pour valider l’observation. En agissant ensemble, nous pouvons limiter les nuisances… et surtout, les risques sanitaires.

En résumé :

  • Les cyberattaques augmentent fortement et touchent tout le monde
  • Le programme gratuit SensCyber aide à adopter les bons réflexes
  • La vigilance face aux messages suspects est la première défense

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Stop au moustique tigre : les bons gestes chez soi !

Stop au moustique tigre : les bons gestes chez soi !

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la MCE – Centre Technique Régional de la Consommation de Bretagne

Il s’installe dans nos villes, pique en plein jour et peut transmettre des maladies comme la dengue ou le chikungunya. Le moustique tigre, originaire d’Asie, est aujourd’hui présent dans plus de 80 % des départements français. Une fois installé, il est presque impossible de s’en débarrasser. Mais il existe des gestes simples pour limiter sa prolifération. Jacques Le Letty, de la Maison de la consommation et de l’environnement nous en dit plus.

Le moustique tigre se reconnaît à sa petite taille, environ 5 mm, et à ses zébrures noires et blanches. Contrairement au moustique classique, il est silencieux, actif le jour, et sa piqûre est particulièrement douloureuse. Urbain, il vit près des habitations. Mais surtout, il se déplace peu : moins de 150 mètres autour de son lieu de naissance.

C’est pourquoi les gestes de prévention, chez soi, sont essentiels pour freiner sa prolifération.

Alors que faire concrètement dans son jardin ou sur son balcon ? Chaque petit geste compte.

  • En supprimant les points d’eau stagnante, on empêche le moustique de pondre.
  • Pensez à vider les coupelles, vases ou arrosoirs, au moins une fois par semaine.
  • Couvrez les récupérateurs d’eau avec un tissu ou un voile anti-insectes.
  • Rangez ou retournez les objets qui peuvent retenir l’eau de pluie, comme les seaux ou les brouettes.
  • Nettoyez régulièrement vos gouttières si possible.

Ces gestes simples réduisent efficacement les risques de développement du moustique tigre.

Et vous pouvez aller plus loin ! Participez à l’inventaire national du moustique tigre via le portail de signalement mis en place par l’Anses. Une photo ou un spécimen est nécessaire pour valider l’observation. En agissant ensemble, nous pouvons limiter les nuisances… et surtout, les risques sanitaires.

En résumé :

  • Le moustique tigre, vecteur de maladies, est présent dans la majorité des départements français.
  • Il pond dans les petites eaux stagnantes près des habitations.
  • Des gestes simples chez soi permettent de limiter sa prolifération.

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17Cyber : un outil pour accompagner les victimes de malveillance informatique

17Cyber : un outil pour accompagner les victimes de malveillance informatique

Le 17 janvier 2025, le ministère de l’Intérieur français a officiellement lancé 17Cyber, un nouvel outil numérique destiné à aider les victimes de cybercriminalité. Dans un contexte où la malveillance informatique est en constante augmentation, ce service en ligne offre un soutien rapide et personnalisé pour les particuliers, les entreprises, ainsi que les collectivités. Face à la montée des attaques informatiques, 17Cyber se positionne comme un guichet unique permettant de centraliser les démarches de signalement et d’accompagnement des victimes.

Un contexte préoccupant

rapport-annuel-cybercriminalite2024

La cybercriminalité est désormais un fléau qui touche tous les secteurs, avec des incidents en forte hausse ces dernières années. Entre 2016 et 2023, les atteintes « numériques » aux biens (telles que les escroqueries) ont augmenté de 8 % par an. Dans le même temps, les atteintes « numériques » à la personne (cyberharcèlement, menaces…) ont elles aussi progressé de 9 %, selon le Service de statistiques ministériel de la sécurité intérieure

En 2023, la France a enregistré plus de 278 000 infractions liées à la malveillance numérique, ce qui représente une augmentation alarmante de plus de 40% en 5 ans des atteintes numériques, allant du phishing au ransomware. 59% de ces infractions sont des atteintes « numériques » aux biens (escroqueries, arnaques en ligne…), 34,5% sont des atteintes « numériques » à la personne, 6% sont des atteintes aux institutions et à l’ordre public et 0,5% sont des atteintes aux législations et réglementations spécifiques numériques.

Les conséquences de ces attaques sont multiples : pertes financières, vol de données sensibles, dégradation de l’image des entreprises et même des risques pour la sécurité nationale. Pour en savoir plus, consultez la page sur la cybercriminalité sur le site du gouvernement qui présente les différents types d’attaques.

Dans ce cadre, le gouvernement a pris des mesures concrètes pour offrir une réponse rapide et adaptée. Le lancement de 17Cyber s’inscrit dans une démarche visant à améliorer la réactivité face à ces incidents, tout en renforçant les capacités d’accompagnement des victimes.

Pour quel type d’atteinte ?

Les atteintes numériques peuvent prendre plusieurs formes : des plus simples (tentatives d’hameçonnage) aux plus complexes (cyberattaques). Elles peuvent s’attaquer aux biens (escroqueries) ou à la personne (cyberharcèlement, menaces, sextorsion…).

Un guichet unique pour signaler les incidents

cybermalveillance

Le principal objectif de 17Cyber est de centraliser la gestion des incidents numériques en France. À travers une plateforme en ligne accessible gratuitement, les victimes peuvent signaler les attaques dont elles ont été victimes et obtenir des conseils sur la manière de réagir. Le site propose un processus simple et rapide : il suffit de se rendre sur la page d’accueil de 17Cyber et de répondre à une série de questions afin de déterminer la nature de l’incident.

Ce système de diagnostic en ligne permet aux victimes de comprendre rapidement l’étendue du problème et de bénéficier de recommandations sur les mesures à prendre pour limiter les dommages. En fonction du type d’incident (hameçonnage, ransomware, piratage de comptes…), le site guide l’utilisateur vers les actions appropriées.

Un accompagnement personnalisé et une assistance immédiate

Si le diagnostic effectué sur la plateforme révèle un besoin d’assistance plus spécifique, 17Cyber offre la possibilité d’entrer en contact avec un professionnel. Ce dernier peut être un gendarme ou un policier, grâce à un chat en ligne mis en place sur le site. Ce chat permet de communiquer en temps réel avec les autorités compétentes, ce qui est particulièrement utile en cas de crise urgente, comme lorsqu’un rançongiciel a bloqué l’accès à des fichiers essentiels.

Ce mode de communication directe avec les forces de l’ordre est une innovation majeure, car il garantit une prise en charge rapide. En effet, contrairement aux méthodes traditionnelles de signalement, où les victimes doivent souvent attendre plusieurs jours avant d’obtenir une réponse, le chat de 17Cyber permet une interaction immédiate, renforçant ainsi la réactivité face aux attaques. L’assistance ne se limite pas aux conseils : des solutions techniques peuvent être proposées, telles que des outils de décryptage en cas de ransomware ou des recommandations pour sécuriser davantage les infrastructures informatiques.

Selon l’ampleur de l’attaque numérique, le gendarme pourra donner de simples conseils, proposer un rendez-vous à la brigade la plus proche afin de déposer plainte, voire déclencher une intervention immédiate des cyber-gendarmes dans les cas les plus graves. Dans le cas d’un dépôt de plainte, les échanges réalisés entre le gendarme et la victime sur « 17Cyber » seront directement transmis aux enquêteurs. Cet accompagnement sur mesure et le temps précieux gagné grâce à ce nouvel outil constituent une véritable plus-value.

Renforcement de la cybersécurité en France

L’initiative 17Cyber s’inscrit également dans une politique plus large visant à renforcer la cybersécurité du pays. Elle permet de centraliser les signalements et de créer une base de données qui pourrait faciliter l’analyse des tendances en matière de cybercriminalité. Cette information sera cruciale pour anticiper les attaques et renforcer les dispositifs de défense.

Un service accessible à tous

Le service est totalement gratuit et accessible à tous les citoyens français. Que vous soyez une entreprise victime d’une attaque par ransomware, un particulier dont le compte bancaire a été piraté, ou une collectivité confrontée à une intrusion informatique, 17Cyber vous offre les ressources nécessaires pour faire face aux cyberattaques.

Pour utiliser le service, il suffit de se connecter sur le site officiel 17cyber.gouv.fr. L’interface est intuitive et permet une navigation facile, même pour les personnes ayant peu de connaissances techniques. Le site est disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, garantissant une assistance continue, quelle que soit l’heure de la journée.

Voir aussi l’actu sur les arnaques aux faux conseillers bancaires

Fraudes bancaires : attention danger !

Fraudes bancaires : attention danger !

Depuis déjà quelques mois, les associations de défense des consommateurs adhérentes de la Maison de la consommation et de l’environnement s’alarment de l’augmentation massive de différents types de fraudes bancaires ! Un véritable fléau faisant de plus en plus de victimes dépouillées de leurs économies !

Des techniques de fraudes bancaires de plus en plus sophistiquées et diversifiées

Les escrocs savent se montrer toujours plus créatifs quant aux moyens utilisés dans le but de vous arnaquer financièrement et d’usurper votre identité. Echantillon des pratiques :

  • Le phishing par courriel ou SMS : une technique utilisée par le fraudeur qui se fait passer pour un organisme (Chronopost, votre banque,…) ou une institution officielle (impôts, caf, Ameli…) dans le but de collecter vos informations personnelles ou d’installer un virus sur votre appareil, par le biais d’un lien cliquable.
  • Le spoofing : une usurpation d’identité numérique par laquelle l’arnaqueur vous contacte téléphoniquement en se faisant passer pour votre conseiller bancaire dans le but de vous pousser à valider des opérations ou à lui transmettre vos codes et mots de passe confidentiels. Attention, dans la majorité des cas, le fraudeur utilise le vrai numéro de votre banque pour vous piéger !
  • L’arnaque au faux RIB : l’escroc identifie une transaction par mail que vous vous apprêtez à exécuter (artisan, notaire…) afin d’intercepter le message contenant le RIB pour le remplacer par le sien dans le but de se faire transférer l’argent sur son compte.
  • L’escroquerie en ligne ou sur les réseaux sociaux : elle repose sur la création de faux sites de e-commerces ressemblant à des boutiques en ligne authentiques (prêt à porter, chaussures, électroménager…) dans le but de vous escroquer financièrement, de collecter vos mots de passe et vos informations personnelles.
  • L’arnaque aux sentiments : une fraude qui débute souvent sur les sites de rencontre ou les réseaux sociaux. L’escroc gagne votre confiance en vous dévoilant ses sentiments dans le seul but de vous pousser à lui envoyer de l’argent, sous divers prétextes (problèmes médicaux, familiaux, financiers…). Le fraudeur peut aussi se faire passer pour l’un de vos enfants, sur WhatsApp, qui aurait un problème avec son téléphone et dans l’urgence vous demanderait de lui adresser un virement.  

Les conseils utiles à suivre pour repérer et éviter les fraudes bancaires

  • Ne répondez jamais aux messages et ne cliquez pas sur les liens envoyés.
  • Ne transférez jamais d’argent tant que vous n’avez pas identifier votre interlocuteur et que vous n’êtes pas certain de son RIB.
  • Vérifiez les mentions légales et les conditions générales de vente (CGV) sur les sites marchands avant de faire un achat.
  • Lorsque votre conseiller bancaire vous contacte, vérifiez le numéro de téléphone. Si vous avez un doute, raccrochez puis rappelez vous-même le numéro de votre banque : vous saurez si le fraudeur avait usurpé le numéro de votre établissement bancaire.
  • Vérifiez régulièrement vos comptes et signalez à votre banque toute opération dont vous n’êtes pas à l’origine.

Un temps fort grand public autour des fraudes bancaires

fraudes bancaires arnaques bancaires temps fort 20juin2025

Le vendredi 20 juin 2025, de 12H à 17H, les associations de consommateurs adhérentes de la Maison de la consommation et de l’environnement se sont mobilisées afin d’informer et de sensibiliser le grand public sur les différents types d’arnaques et fraudes bancaires.

Cet évènement, gratuit et ouvert à tous, a proposé divers temps d’information d’accès aux droits :

  • En continu, de 12h à 17h : stands d’informations et de prévention par les associations
  • A 14h et à 15h30 : atelier « différents types de fraudes bancaires : comment s’en prémunir ? »
  • Entre 13h30 et 16h30 : permanence d’accès aux droits avec la Clcv (sans rendez-vous).

Pour aller plus loin sur les fraudes bancaires

Arnaques aux faux conseillers bancaires : prudence !

Comment se protéger contre les arnaques bancaires et financières ? – Dossier de l’INC (Institut national de la consommation)

Fraudes en matière bancaire : jurisprudence

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Canicules et pics de chaleur : comment adapter son logement ?

Canicules et pics de chaleur : comment adapter son logement ?

Alors que les canicules et vagues de chaleur se répètent et s’amplifient années après années, du fait du réchauffement climatique, nous connaissons à nouveau actuellement des pics de chaleur. La Maison de la consommation et de l’environnement vous propose plusieurs outils, mis à disposition de tous, pour rappeler les bonnes pratiques à adopter dans son logement pour atténuer la chaleur.

Quelles mesures d’adaptation dans nos logements face aux canicules ?

Fiche surchauffe

Avec le dérèglement climatique, les vagues de chaleur (canicules, pics de chaleur), tout comme le phénomène d’îlot de chaleur, se multiplient dans nos villes. Nous devons agir pour atténuer le dérèglement climatique, mais aussi adapter nos villes et nos modes de vie, pour vivre avec ces phénomènes.

Le document d’information « Surchauffe dans mon logement » , réalisé par la Mce avec l’expertise d’un thermicien de l’Agence Locale de l’Energie du Pays de Rennes (ALEC), donne des solutions pour atténuer les surchauffes dans les logements en :

  • protégeant son logement du soleil
  • accélérant la circulation de l’air dans son logement
  • limitant les transferts de chaleur par les parois
  • limitant les sources de chaleur interne.

Vivre avec la chaleur

Ce tout nouveau portail Internet, géré par Santé publique France, a été créé pour rappeler les gestes et astuces pour mieux vivre lors des vagues de chaleur. Vous y trouverez des astuces et vidéos pour :

  • vous sentir mieux chez vous : des conseils vous aideront à garder une température la plus confortable possible chez vous quand il fait chaud, selon le type de votre logement et votre budget ;
  • trouver où aller si vous avez trop chaud chez vous ;
  • faire du sport en toute sécurité : en adaptant votre pratique à la chaleur, il est possible de continuer de faire du sport même en été !

Comment garder son logement frais tout l’été ?

Ce guide fait le point sur :

  • les bons gestes pour évacuer la chaleur et capter la fraîcheur
  • les aménagements permettant de protéger son logement contre les canicules
  • les systèmes pour rafraîchir et climatiser.

Connaissez-vous le niveau de vigilance canicule ?

affiche vagues de chaleur protegez vous

Météo France indique chaque jour, et pour tous les départements, s’il y a une vigilance (de faible à forte) vis-à-vis des risques liés aux canicules. 

Elle propose également d’adopter les bons réflexes :

  • Rester au frais (chez soi ou dans un lieu rafraîchi)
  • Boire de l’eau (sans attendre d’avoir soif)
  • Se mouiller le corps
  • Fermer les volets et fenêtres le jour, aérer la nuit
  • Privilégier les activités douces et sans effort
  • Manger frais, équilibré et en quantité suffisante
  • Eviter l’alcool
  • Prendre des nouvelles de ses proches et des plus fragiles.

En cas de malaise, appeler le 15.

► Vigilance canicule

► Les vagues de chaleur et leurs effets sur la santé (Ministère de la santé)

Présentation de la Maison de la consommation et de l’environnement