Centres techniques régionaux de la consommation (CTRC) : une disparition programmée !

Centres techniques régionaux de la consommation (CTRC) : une disparition programmée !


Après plus de cinquante ans d’actions au plus proche des besoins du terrain , les Centres Techniques Régionaux de la Consommation et Structures Régionales Assimilées (CTRC & SRA) sont voués à disparaître à l’aune des arbitrages budgétaires.

missions des Centres techniques régionaux de la consommation (CTRC)

ctrc sra

Au nombre de 8 aujourd’hui, les CTRC/SRA participent à la mise en œuvre territoriale de la politique publique de protection des consommateurs. Ils remplissent des missions de service public qui leur ont été confiées par l’État et qui consistent à :

  • Appuyer juridiquement, informer et former les associations locales de consommateurs et leurs membres bénévoles à l’échelle de leur territoire,
  • Assurer une protection des citoyennes et citoyens, notamment les plus vulnérables, qu’il s’agisse de prévenir les fraudes en rénovation énergétique, d’accompagner le règlement des litiges sur Internet, de lutter contre la désinformation ou simplement d’apporter un éclairage sur toute question de consommation.

Dans le budget de l’Etat, les crédits alloués à la consommation en 2026 s’élèvent à quelque 10 millions d’euros. Après dissolution de l’Institut National de la Consommation (INC) – éditeur de la revue 60 Millions de Consommateurs – un montant de 2,34 millions d’euros reste dévolu à la consommation (soit une baisse de 42 % par rapport à 2025).

Et le Gouvernement a décidé de flécher cette somme exclusivement vers les associations nationales de consommateurs, le Centre européen de la consommation et la Commission des clauses abusives.

Une décision brutale et arbitraire !

Nos structures sont tout à fait conscientes des contraintes pesant aujourd’hui sur le budget de la France. Mais les économies à réaliser doivent-elles être recherchées à tout prix sur des structures qui ont fait preuve année après année d’une sobriété et d’une efficience exemplaires en acceptant toujours plus de missions avec moins de moyens ?

En centralisant ses dotations sur des structures parisiennes et une institution en charge des litiges transfrontaliers, le Gouvernement entend délaisser les consommatrices et consommateurs les plus éloignés et démunis à l’échelle des régions et des territoires. 
 
Nous, Centres Techniques Régionaux de la Consommation (CTRC) et Structures Régionales Assimilées (SRA), dénonçons une décision brutale et arbitraire qui vise à centraliser les moyens sur Paris, abandonner les territoires et envoyer les citoyennes et citoyens vers des applications numériques ou outils d’intelligence artificielle.

Nous nous indignons contre l’annonce soudaine et autoritaire, en juin 2026 au cours d’une simple visioconférence, de la suppression, avec effet rétroactif au 1er janvier 2026, des subventions qui nous sont allouées pour la réalisation effective de missions de terrain pleinement mises en œuvre par nos structures.

Ainsi, l’État a profité sans aucune contrepartie financière du dispositif et des structures existantes.

Et, nous, CTRC &S RA, ne serions subitement plus en mesure d’assurer nos missions de protection des consommateurs, alors que les arnaques en tous genres se généralisent, que les fraudes explosent, que les fausses informations se multiplient, et pas uniquement à Paris ou aux frontières !

Nous demandons instamment au gouvernement de revenir sur sa décision qui contribue à accroitre la fracture territoriale en pénalisant injustement les citoyennes et citoyens à l’échelle de nos régions.

Contacts :

► Fritz FERNANDEZ – fritz.fernandez@cca.asso.fr – 03 88 15 42 45
► Laurence LOËGEL – laurence.loegel@cca.asso.fr – 03 88 15 42 44

SIGNEZ LA PETITION

Une pétition contre la disparition des CTRC & SRA

La Chambre de Consommation d’Alsace et du Grand Est a lancé une pétition en ligne pour dénoncer la mesure brutale et arbitraire de suppression des financements des CTRC/SRA.

La MCE vous invite à signer cette pétition pour le maintien de la protection des consommateurs et à la relayer massivement dans vos réseaux.

Nous vous remercions par avance vivement pour votre soutien !

CREDIT A LA CONSOMMATION

CREDIT A LA CONSOMMATION

La MCE, la CCAGE, les CTRC Centre-Val de Loire, Hauts de France, Auvergne-Rhône-Alpes, Franche-Comté et Normandie ont organisé une formation commune intitulée Crédit à la Consommation – Nouveau régime

Les bénévoles des associations de consommateurs adhérentes pouvaient y assister, en visioconférence, le 12 février ou le 12 mars 2026, de 10H00 à 12H30.

Le grand nombre de stagiaires inscrits, plus de 80, témoigne de l’intérêt suscité par cette formation.

Le contexte

De nouvelles règles s’appliqueront, à partir du 20 novembre 2026 pour le crédit à la consommation. Elles visent à renforcer la protection des consommateurs et à rendre les offres de crédit plus transparentes.

Les 3 principales mesures sont les suivantes :

  • Extension du champ du crédit à la consommation aux mini-crédits, paiements fractionnés, crédits de moins de 3 mois et crédits jusqu’à 100 000 €
  • Renforcement des obligations d’information
  • Obligation pour les prêteurs de proposer des mesures adaptées avant tout contentieux

Les stagiaires ont pu s’informer sur l’évolution de la réglementation, à venir. Ils pourront ainsi mieux renseigner les consommateurs ou les accompagner dans la résolution de leurs litiges.

Au programme de la formation « Crédit à la consommation »

L’intervenante

Pour faire le point sur ce sujet, Corinne LAMOUSSIERE-POUVREAU, juriste, de l’Institut National de la Consommation a présenté les différents contrats de crédit à la consommation ainsi que les nouvelles règles applicables à compter de fin novembre.

Ce fut un temps d’apprentissage riche en échanges qui a permis d’aborder de nombreux points.

Parmi les sujets abordés

  • Les différents types de crédits à la consommation
  • Les objectifs et les enjeux de la nouvelle réglementation
  • L’élargissement du champ d’application
  • Le renforcement du droit de rétractation
  • Les mesures protectrices pour prévenir le surendettement

Nous tenons à remercier Corinne LAMOUSSIERE-POUVREAU qui a réalisé ces formations dans un contexte particulièrement difficile. Nous mesurons la perte de compétences liée à la disparition de l’INC qui animait sa dernière formation commune.

Mini-crédits et paiements fractionnés : quels risques ? – INC – 02.12.2025

Crédit à la consommation – Service-Public.fr

L’allumage inversé : se chauffer mieux, tout en polluant moins

L’allumage inversé : se chauffer mieux, tout en polluant moins

INSTANT CONSO RÉALISÉ PAR  :  

Mce-logo

la MCE – Centre Technique Régional de la Consommation de Bretagne

Quand on pense au chauffage au bois, on imagine une énergie écologique et économique. Mais attention, dans certaines conditions, il peut être source d’émissions polluantes dans l’air et de surconsommation de bois. Alors, comment faire pour chauffer proprement ? Pour en parler, retrouvons Jacques Le Letty, de la Maison de la Consommation et de l’Environnement, en Bretagne qui nous explique la technique de l’allumage inversé.

Il faut d’abord être vigilant à brûler un bois bien sec. Un bois trop humide brûlera mal, ce qui augmentera la pollution aux particules fines dans l’air.

Ensuite, il faut réussir l’allumage du feu. Un bon allumage n’entraîne pas de fumée et se lance vite, ce qui réduit alors fortement la pollution aux particules fines. Pour cela il existe une méthode simple : l’allumage par le haut, aussi appelé « allumage inversé ». Cette technique permet d’atteindre plus vite une bonne température et de diminuer de 30 à 50 % les émissions polluantes.

Et donc concrètement, comment mettre en place cet allumage inversé ?

Il suffit de placer les bûches classiques en bas, à plat ou verticalement, puis le petit bois par-dessus, en alternant et croisant les morceaux. On ajoute au centre un allume-feu écologique, on ouvre bien l’arrivée d’air et on enflamme le tout par le haut. La combustion descend alors progressivement, permettant aux gaz produits d’être brûlés à leur tour. Résultat : une montée en température rapide, moins de cendres, moins d’encrassement, et une combustion plus efficace.

En résumé :

  • utiliser toujours du bois sec et non traité,
  • allumer par le haut pour réduire la pollution,
  • faire ramoner le conduit une fois par an.

Voir aussi les autres Instants conso

SensCyber : pour tout savoir sur les risques numériques et la cybersécurité

SensCyber : pour tout savoir sur les risques numériques et la cybersécurité

INSTANT CONSO RÉALISÉ PAR  :  

Mce-logo

l’Afoc 35 et la MCE – Centre Technique Régional de la Consommation de Bretagne

Aujourd’hui, presque tous les Français ont déjà été confrontés à une cybermenace : hameçonnage, virus ou faux supports techniques par exemple. Et le phénomène ne fait qu’empirer. Avec une augmentation de plus de 40 % des cyberattaques en cinq ans, la cybersécurité devient un enjeu crucial, autant pour les particuliers que pour les entreprises. Pour mieux comprendre les risques et savoir comment s’en protéger, donnons la parole à Christine Hauchecorne de l’association force ouvrière des consommateurs d’Ille-et-Vilaine.

SensCyber, un programme de sensibilisation à la cybersécurité

La cybersécurité ne repose pas uniquement sur des outils techniques. Le facteur humain joue un rôle central. C’est pour cela qu’a été lancé SensCyber, un programme gratuit de sensibilisation dont l’objectif est d’adopter les bons réflexes pour se protéger. Pour cela, il suffit de se créer un compte sur la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr. On obtient alors un accès illimité aux trois modules du programme, permettant de comprendre les risques, de s’approprier les bonnes pratiques dans nos usages quotidiens, et de savoir à qui s’adresser en cas de cyberattaque.

Et ces réflexes sont indispensables. Car les conséquences d’une attaque sont bien réelles : pertes financières, vol de données, voire atteinte à la sécurité nationale. Et parmi les menaces les plus fréquentes, l’hameçonnage, ou phishing, reste en tête.

Un conseil simple : soyez vigilants aux emails suspects. Une adresse étrange, des fautes, un ton alarmant ou une promesse trop belle pour être vraie ? Ne cliquez pas. Vérifiez toujours l’expéditeur. Même si le message semble venir d’un service connu, cela peut être une arnaque.

La cybersécurité est l’affaire de tous. En restant informé et en adoptant les bons gestes, chacun peut contribuer à limiter les risques. Rendez-vous sur SensCyber pour tester vos réflexes numériques.e portail de signalement mis en place par l’Anses. Une photo ou un spécimen est nécessaire pour valider l’observation. En agissant ensemble, nous pouvons limiter les nuisances… et surtout, les risques sanitaires.

En résumé :

  • Les cyberattaques augmentent fortement et touchent tout le monde
  • Le programme gratuit SensCyber aide à adopter les bons réflexes
  • La vigilance face aux messages suspects est la première défense

Voir aussi les autres Instants conso

Stop au moustique tigre : les bons gestes chez soi !

Stop au moustique tigre : les bons gestes chez soi !

INSTANT CONSO RÉALISÉ PAR  :  

Mce-logo

la MCE – Centre Technique Régional de la Consommation de Bretagne

Il s’installe dans nos villes, pique en plein jour et peut transmettre des maladies comme la dengue ou le chikungunya. Le moustique tigre, originaire d’Asie, est aujourd’hui présent dans plus de 80 % des départements français. Une fois installé, il est presque impossible de s’en débarrasser. Mais il existe des gestes simples pour limiter sa prolifération. Jacques Le Letty, de la Maison de la consommation et de l’environnement nous en dit plus.

Le moustique tigre se reconnaît à sa petite taille, environ 5 mm, et à ses zébrures noires et blanches. Contrairement au moustique classique, il est silencieux, actif le jour, et sa piqûre est particulièrement douloureuse. Urbain, il vit près des habitations. Mais surtout, il se déplace peu : moins de 150 mètres autour de son lieu de naissance.

C’est pourquoi les gestes de prévention, chez soi, sont essentiels pour freiner sa prolifération.

Alors que faire concrètement dans son jardin ou sur son balcon ? Chaque petit geste compte.

  • En supprimant les points d’eau stagnante, on empêche le moustique de pondre.
  • Pensez à vider les coupelles, vases ou arrosoirs, au moins une fois par semaine.
  • Couvrez les récupérateurs d’eau avec un tissu ou un voile anti-insectes.
  • Rangez ou retournez les objets qui peuvent retenir l’eau de pluie, comme les seaux ou les brouettes.
  • Nettoyez régulièrement vos gouttières si possible.

Ces gestes simples réduisent efficacement les risques de développement du moustique tigre.

Et vous pouvez aller plus loin ! Participez à l’inventaire national du moustique tigre via le portail de signalement mis en place par l’Anses. Une photo ou un spécimen est nécessaire pour valider l’observation. En agissant ensemble, nous pouvons limiter les nuisances… et surtout, les risques sanitaires.

En résumé :

  • Le moustique tigre, vecteur de maladies, est présent dans la majorité des départements français.
  • Il pond dans les petites eaux stagnantes près des habitations.
  • Des gestes simples chez soi permettent de limiter sa prolifération.

Voir aussi les autres Instants conso